09 septembre 2009

Darwinesque culpabilisation

Le texte suivant vient d'un carnet ou j'ai arrêté d'écrire en avril 2009. Donc le ressentis date un peu, j'ai l'impression d'avancer à nouveau aujourd'hui. mais je vous le livre quand même, pour votre plaisir j'espère.

Bises affectueuses...



On sait depuis Darwin que l'homme n'est pas le centre du monde... aujourd'hui il en est à se demander s'il est seulement le centre de lui-même. Cela l'obsède. Il en devient générations après générations toujours plus égocentrique.

 

Suis-je libre ?

 

Suis-je un homme libre ?

 

Chaque homme peut-il être libre ?

 

Que vous manque-t-il ?

 

Mais qu'est-ce que j'attends au juste ? !

 


 

Je me mire, je me compare. Chaque jour est découverte et me fascine. Alors on m'humilie et me blâme. Orgueil disent-ils... Vanité; je me gonflerais d'importance. C'est à se demander si nous vivons bien sur le même planète, voir même... sommes-nous de la même espèce … Les dogmes d'un côté, la réflexion de l'autre.

 


 

Mais n'ai-je pas une faute ? Peut-être ai-je abusé de l'égocentrisme... c'est peut-être cette erreur qui me fait patiner depuis quelques temps.

 

Je n'avance plus. Ma quête devient une farce et on s'amuse de mes élucubrations. C'est le jour en se levant qui m'a surpris. Il m'invite. J'ai souvent décliné et à présent je me demande si je n'ai pas des chances. Forcément je m'y prend mal.

 

J'ai commis la même erreur que les héliocentristes. Il serait temps de changer mon point de vue : adapter le cadre et la lumière.

(c) copyright Gwendoline Desliens Tous droits réservés

Posté par Biaise à 11:36 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires sur Darwinesque culpabilisation

    je suis un homme...

    Ce texte fait écho aux paroles de la chanson "je suis un homme" de Zazie, notamment le passage "corps en cage et coeurs en prison", assez symptomatique de notre époque...

    Cela m'amène à vous faire partager deux réflexions sur la condition humaine :

    "La condition humaine est un potentiel, celui de réaliser le meilleur comme le pire. "

    "L'humain est seul à pouvoir connaître sa propre existence en même temps que celle des autres espèces, ce qui le condamne à la solitude."

    Notre plus grande fierté, celle de régner sans partage sur le monde et de pouvoir le comprendre (au moins en partie) est teintée d'un masochisme absolu : nous sommes amoureux d'un cadeau empoisonné...

    Posté par Volia, 09 septembre 2009 à 22:37 | | Répondre
  • Volia :
    Tu es très réactif, ça fait plaisir à voir !
    La connaissance de soi et des autres, et des autres espèces : j'en fais ma raison d'être sociable. Ce qui me pousse à la solitude, c'est la banalité et l'égalité stricte. Je me fiche qu'on soit inférieur ou supérieur à moi, je veux juste qu'on soit différent.

    Posté par Biaise, 09 septembre 2009 à 22:41 | | Répondre
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