26 mars 2009
Voyage ! Voyage !
Je voudrais me choper un sac à dos et partir en stop...Arrivée sur la côte j'entendrais une corne de brume qui ne serait pas en fait juste l'intro de « Night Boat To Cairo » des Madness... Alors je vais sauter sur le dos d'un cétacé et doubler le bateau. Arrivée sur une île je la visiterai jusqu'à ce que l'explosion de son volcan me propulse pour que je finisse ma chute dans un arbre de la forêt amazonienne. La je sympathiserai avec le marsupilami et on sautera à pied joinds jusqu'à Brasilia où il me laissera avec quelques piranhas pour le goûter ! Je fais une grande distribution de capotes dans un bidon ville et dans une décharge je trouve les restes de la vieille 4L de mon père. Sa légendaire 4L peinte en motif araignée-géante-dragons qui lui a fait faire le tour de la France en me semant de probables demi-frères et demi-soeurs un peu partout. Ma marraine descend de l'étoile du shopping, me fait changer de chaussures et d'un coup de baguette magique, le moteur tourne à nouveau ! Je ne dirai pas qu'elle ronronne mais ses quintes de toux font sont charmes. Le volant, il est stoqué comme une relique dans un placard chez les vieux de mon vieux alors j'en pique un sur un monster truck qui a connu des jours plus glorieux et je pars avec. Evidemment avec ce volant je ne vois rien alors je me retrouve dans les montagnes du Chili et je n'arrive plus à respirer. Un lama me secours et m'emène plus bas. On boit un coup, on discutte, il a le goût du risque lui aussi. Alors tantôt moi sur son dos, tantôt l'inverse, nous courons jusqu'au Mexique et ensemble nous franchissons la frontière avec Texas sous les coups de fusil des good American citizens. Et là, bon sang de vache espagnole, j'avais pas bien serré le frein à main ! La 4L déboule à toute vitesse après sa descente radicale et fait un strike avec les tireurs. C'est donc une nuée de mexicains, un lama chilien d'origine péruvienne (je vous avait bien dis qu'on avait discutté) et une européenne éméchée (et qu'on avait bu un coup) qui franchissent la frontière de tous les dangers sous les objectifs énervés de CNN. Mon entrée n'a pas plue alors je kidnappe ma correspondante Katy et son père pour qu'ils ns guident, 4L, Lama et moi, jusqu'au Canada. Mais bon le père de Katy est cuistot alors on a passé plus de temps à cueillir des champignons et voler du bétail qu'à se concentrer sur le chemin, du coup nous sommes au Groenland. Ca veut dire « pays vert » mais ce nom lui a été donné y a vachement longtemps on dirait parce que je me gèle les oeufs. Lama il sen fout il a un pelage. En plus on n'a plus rien à bouffer alors on fait rôtir Lama et nous servons de sa peau et de ses poils laineux pour nous faire des vêtements. Le démentellement de la banquise c'est pas qu'à la TV, on se retrouve à voguer en merc arctique, sur un radeau de glace. En passant sur le pôle on plante le drapeau arc-en-ciel de la gay-pride histoire de couper court aux disputtes puériles entre russes et américains. Les russes justement on finit par les rejoindre, l'océan atlantique n'est pas si large quand on passe par les pôles. Nous sommes bien heureux d'avoir sacrifié Lama parce que la Sibérie, c'est dur! Heureusement nous trouvons un village. C'est très isolés mais Katy et son père s'y sentent bien. Je repars direction Sud. En passant dans un ancien goulag j'entends une voix familière. C'est Jean-François ! A force de dire des méchancetés sur les communistes et feu Staline des fanatiques nostalgiques lui ont créé des ennuis. Je brise ses chaines grace à la machoire de Lama que j'avais gardée de côté bien qu'elle ai un peu senti mauvais au début. De toute façon, après 3 semaines passées dans ce goulag, il sait que son année de prépa est irratrapable alors il se joind à moi. L'Asie diu Sud Est c'est pauvre et très joli, ou bien très riche et très laid, ça dépend des régions. Y a un orphelin avec une seule jambe qui nous suit comme un petit chien. On a encore faim mais il est mignon alors on l'épargne. Finalement à Singapour je retrouve mon grand cousin Bertrand qui est en train de signer un contrat. Cette ville semble s'étendre à la verticale, ça me donne la nausée, j'insiste donc pour partir. Il nous emmène avec lui dans l'avion mais comme il n'a pu obtenir qu'un seul billet supplémentaire je me cache dans une valise enregistrée au nom de Jean-François. Le co-pilote est un peu stressé et il a accidentellement ouvert la soute à bagages au décollage. Je flotte donc dans l'océan indien et la valise commence à se remplir d'eau. Heureusement, un requin la prend pour du miam-miam (en même temps ils bouffent n'importe quoi ces requins) et croque ma prison. Ouf ! Je respire! Je fais ma Lara Croft, un coup de pied fouetté sur le pif de Requin et il se barre. Mes jambes sont certes appétissantes mais dans cette histoire c'est moi quii bouffe les autres ! Non mais ! Naviguant, je passe devant l'Inde sans l'atteindre et c'est rageant. J'arrive à Madagascar. Comme mes vêtements en peau de lama sont un peu abîmés par tout ce périple je me retouve un sein à l'air ( le gauche), un bonnet en peau de fesse à poils laineux sur la tête. Les gens sont un peu énervés en ce moment à Madagascar (ne me demandez pas les détails, après tout ce voyage je ne susi pas très au courant de l'actualité), ainsi me retrouvé-je vue comme un message et une émeute commence. Un grand costeau me soulève et me fiat monter sur le toit d'un camion qui mène une manifestation. Sur la photo prise par un type de RSF et qui fera le tour du monde on dirait qu'il fait froid à cause du téton qui pointe mais en fait non, c'est juste que le grand costeau en profite pour me caresser les jambons. La révolution terminée, je signe un contrat avec Holliwood pour le film de ma vie « Moi, la nouvelle Marianne des peuples opprimés ». Mon photographe a gagné beaucoup d'argent sur mon dos alors il me rapatrie, mais en Italie. Il me présente à sa mère, déjà je le sens mal. Je me fais offrir des pâtes à la bolo' et de bonnes glaces et ceci fait, me rend en pélerinage sur touts les endroits de Florence ou Hannibal est passé dans le film éponyme. Ca effraie un peu Monsieur-RSF qui me laisse enfin jouir des plaisirs italiens en toute quiétude. Mais tout cela semble bien me ramener à la case départ donc je fais tourner un globe terrestre dans une boutique, tombe sur Australie. J'ai pas gagné au loto, moi, ma pauvre Lucette, alors tortillant du popotin, je séduis un entrepreneur d'agence de voyage, l'assomme par surprise avec ses mêmes fesses et lui vole des billets d'avion et des réservations d'hotel pas à mon nom. Je lui prend aussi un bout de dos pour mon casse-croute du voyage : c'est la meilleurs viande, le dos, très ferme et tendre à la fois! Dans l'avions je regarde le film sus-cité qui est déjà sorti et un gus me reconnaît dans l'avion. Il veut que je pose à côté de lui, un sein à l'air, pendant que son fils joue du polaroïde. Je dédicace et puis on arrive tranquillement à l'aéroport. Oui, je sais, vous êtes déçus, mais cette fois ci, craignant de déclencher à nouveau une émeute, j'ai sorti le téton droit qui est moins sexy. Par contre, je n'ai aps réussi à gruger les hôtels. Voilà pourquoi, les enfants, je finirai ma vie sur une côte Australienne, vendant des coktails sur la plage parce que les américains m'ont bien escroquée avec les droits pour ce film... N'empêche j'adore le surf... Enfin, jusqu'à ce que je me fasse enlever par un All Black...
Epilogue : l'orphelin unijambiste du d'Asie du Sud Est s'était caché dans l'attaché case de Bertrand (ils sont très maigres ces gens là) et arrivé en France a été adopté par Brigitte Bardot qui n'a pas pu en croire ses oreilles, de cette histoire de tueuse de Lama qui l'avait mené jusqu'ici.
06 février 2009
Gris
-AVIS- Je ne posterai pas avant un petit moment car je prépare un concours de nouvelles en même temps que je prépare un concours pour mes études... Avec en plus un projet avec l'AFEV qui me prend de plus en plus de temps. Alors je réapparaitrai dès que mon ciel sera dégagé ! :) Pour le concours, ma nouvelle s'inspire du texte ci-dessous qui après coup m'a donné envie d'en écrire plus... et le sujet s'y prête... du coup je m'amuse beaucoup. @ plouche !
Il pleut sur le béton. Pas beau à voir çà ma p'tite dame... Alors elle trotte en me croisant ses talons claquent dans mes oreilles. Il protège dans son manteau quoi donc ? Je ne sais pas. Ils ont l'air d'être en sucre sous leurs parapluies, l'air anxieux, le pas rapide. Ce sur quoi je marche devient humide, change de nuance, glisse un peu. Je suis trempée. Je suis tombée. Un coup de main? Non, on passe et on part vite se protéger. Je me relève et m'époussette vainement, mouillant mes doigts. Puis je le voit. Il s'approche de moi. Il est si grand que la pluie ne m'atteind plus. Il est si souriant que je ne vois plus le béton. Un géant me sourit.
14 novembre 2008
Présent
"Mais... Vous êtes Diglee (voir liens) et Renart ?"
Les véritables stars du jour ne sont pas encore arrivées... Mais dans la file d'attente une dédicace clandestine va apparaître. J'apprends qu'ils ont de vrais noms, comme tout le monde. Une autre fan les reconnaît et demande timidement une dédicace à Diglee, la pauvre dessinant accroupie sur ses genoux. J'attendrai une occasion plus propice et plus confortable pour l'artiste pour réclamer un dessin...
Le grandiose et le merveilleux, le mystique, sont ambiant dans l'oeuvre d'Amélie Nothomb. Jusqu'à ses dédicace elle semble avoir décidé de transporter cette ambiance. Des flutes de champagne lévitent sous nos yeux, suivies des macarons... C'est sans fin ! La soeur d'Amélie, Juliette, dédicace au même moment son livre de recette « La cuisine d'Amélie » et nous offre un avant goût de ce que son travail nous permettra de réaliser. D'étranges petites pâtisseries se succèdent. Les doigts les attrapent, les tournent et retournent... Mais comment, avec quoi est-ce fait ? Grandiose, merveilleux, et mystérieux...
Un chapeau ! J'ai vu un chapeau !
Et deux belles brunes !
Les voici à présent, les véritables vedettes de la soirée ! Elles s'attablent et la file se meut pour se concentrer face aux soeurs fantastiques que sont la romancière et la cuisinière. Leur point commun : nous surprendre !
Amélie est imbattable, incollable ! Dites lui votre nom, elle vous dira à quand remonte votre première et votre dernière lettre, date exacte à l'appui : même vous vous l'aviez oubliée cette date pourant sio décisive ! Et elle aprle, et vous voudriez qu'elle ne s'arrête jamais. Une fois de plus j'ai regretté de ne aps avoir dit tout ce que je voulais lui dire. C'est à dire que je suis plus à mon aise à l'écrit... Ma prochaine lettre sera un moment de bonheur de plus, lui écrire est jouissif, et quand je reçois la réponse, l'immeuble tremble ! Je passe le carnet de Kévin (voir dans les liens, « le narcissique ») qui n'a pas pu nous rejoindre, une lettre de sa part...
Encore de ces petites gourmandises sur un plateau derrière lequel se cache la douce Juliette que l'on connait déjà à travers l'oeuvre de sa soeur. Je fais quelques remarque sur l'aspect expérimental de ses recettes, de toute la curiosité qu'elles suscitent en moi... Elle me compare à Scarlett Johanson ! Wow ! Dans le genre laideron on a fait pire diront nous ! Flattée je range mes livres à présent ornés de l'écriture des formidables soeurs Nothomb, attrape un drôle de montage comestible et gourmand vert et blanc que je goutte en me dirigeant vers la sortie... J'en cherche encore les ingrédients... Ce fut la soirée des délices...
Sûrement qu'elles feront durer la séance.. . Au pas de course je reviendrai après mon cours ! Je suis déjà en retard : tant pis ! Il y a des instants qui ne peuvent se permettre de se laisser occulter par quoi que ce soit ! Et puis Amélie m'a promis qu'elle écrirait une lettre à mon professeur si je me faisais disputer...
Le temps et l'espace n'ont plus d'importance quand on rencontre la magie avec des yeux qu'on rend volontairement plus naïfs, pour mieux la savourer. Plus naïfs, et plus efficaces. Moins de regrets, plus de souvenirs !
01 novembre 2008
Notes
Notre lumière nous a été empruntée par des nuages encombrants. Alors Clic-clac le spectacle extérieur est terminé. J'ai ma robe d'automne et une tasse de thé. Les vestiges maigrichons de mes activités de l'après-midi s'éparpillent minutes après minutes sur toute la surface de la table... Un trognon vidé de tout jus et un roman inachevé; un trousseau de clef et une paire de gants; une enveloppe et un carnet... A présent des notes de musique surprennent mon ouïe sans cesse de plus en plus émerveillée ! Quelqu'un a composé. Quelqu'un a joué. Et à présent je suis charmée ! Je peux en faire autant, en prenant note de ce qui me parvient, réel ou fictif, des lettres seront mes alliées. Lettre après lettre, mot après mot, une page, un texte, une oeuvre... Grandir, se nourrir, se multiplier... c'est être vivant ! Alors des fichiers .doc et des cahiers usés vont peu à peu s'éveiller sous mes yeux dans mes mains...
Gwendoline Desliens
Le 1° novembre 2008 - 16h11
