Effeuillage

A la recherche du temps venu !

29 novembre 2008

La poète de métro (partez pas tout de suite il y a une image cette fois-ci

J'ai avancé de deux pas et ouvert la bouche. Je la referme, me penche en arrière... ils ne m'ont pas remarquée.

Toussote, sourie, apostrophe.

Voilà, j'ai leur attention :

« Avez-vous envie d'écouter un poème ? »

Surprise ! Ils sont pris au dépourvu, s'étonnent et se consultent du regard. L'un d'eux rit doucement, il cherche mais ne trouve pas la plaisanterie.

Ce n'est pourtant pas une question piège, il n'y a ni bonne, ni mauvaise réponse et je ne sais à quoi m'attendre, c'est plutôt moi qui devrait être gênée ! Oui mais question inhabituelle, je l'admet, j'y suis allée au culot... Je ne les ai gênés peut-être ? Oui mais oooh... si peu... Ce n'est pourtant pas si embarassant que cela une si simple question !

Savent-ils seulement s'ils en ont envie? En ont-ils eu envie un jour ?

« heu.. héhé... oui, mais... pourquoi? »

Pourquoi... comprendre aussi « pour-quoi ». Je leur pose une question simplissime, et il leur en arrive mille compliquées!

Je dois m'expliquer... J'aime la poésie... j'écris des poème... je les récite à qui veut bien m'écouter. C'est gratuit, mais si vous voulez m'offrir quelque chose, j'en serais ravie. Certain, à cette dernière proposition, se sentent obligés et déclinent « l'offre ». Le sentiment d'être un radin, c'est trop cher payé contre un peu de poésie ! Ce que les sentiments humains peuvent s'enlaidir d'un rien...

Ces deux là ne sont pas laids. Ils acceptent, ouvrent toutes grandes leurs oreilles et profitent du spectacle.

Aucune pièce ne tintera et je ne m'en formalise pas, si je faisais cela pour l'argent je me serais trompée de voie... Des remerciements s'échangent, et j'entre dans une nouvelle rame... à mon prochain arrêt je recommencerai avant de me diriger vers la gare. Beaucoup d'oreilles à la gare ! Que d'occasions... Hummm.... je dois rejoindre le quai, mais avant je vais faire le tour de ces gens qui mangent leur sandwich. Ils écoutent en mastiquant, les uns ne comprennant pas trop ce que je fabrique, d'autres ravis de cette agréable perturbation dans leur attente.

Je suis dans le train, je reviens bientôt, Lyon! Je reviens bientôt, métro! Nous avons encore beaucoup à partager tes passagers et moi !

Ci-joind en illustration comment je m'amuse pour peu de frais sur mes pochettes  cartonées avec de la gouache et des mauvais pinceaux tout raides (je suis un peu radine...). Avec un peu d'image peut-être que mes visiteurs cesseront de fuir le blog sans laisser de commentaire sous prétexte que justement, du texte, il y en a trop et que lire c'est dur, on ne nous a jamais appris...

Non, jamais, jamais vous m'entendez ce blog ne deviendra un blog bd, je suis déjà mauvaise en dessin, mais alors de là à faire des BD avec des personnages qui parlent et bougent et tous... pfff

IMG000134 Ah ouaip j'ai un peu galéré pour les chaussettes je faisais rien que des vilains pâtés... Il est possible de me voir habillée ainsi à ce détail près que ma peau n'est pas bleu et que me canines ont malheureusement une taille normal :'( Par contre j'ai les mêmes cheveux de méduse démoniaque! Gwahaha!



01 novembre 2008

Notes

Notre lumière nous a été empruntée par des nuages encombrants. Alors Clic-clac le spectacle extérieur est terminé. J'ai ma robe d'automne et une tasse de thé. Les vestiges maigrichons de mes activités de l'après-midi s'éparpillent minutes après minutes sur toute la surface de la table... Un trognon vidé de tout jus et un roman inachevé; un trousseau de clef et une paire de gants; une enveloppe et un carnet... A présent des notes de musique surprennent mon ouïe sans cesse de plus en plus émerveillée ! Quelqu'un a composé. Quelqu'un a joué. Et à présent je suis charmée ! Je peux en faire autant, en prenant note de ce qui me parvient, réel ou fictif, des lettres seront mes alliées. Lettre après lettre, mot après mot, une page, un texte, une oeuvre... Grandir, se nourrir, se multiplier... c'est être vivant ! Alors des fichiers .doc et des cahiers usés vont peu à peu s'éveiller sous mes yeux dans mes mains...


Gwendoline Desliens

Le 1° novembre 2008 - 16h11

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