Effeuillage

Ecrire pour rechercher, traquer, découvrir des perles de poésie, des perles de sagesse... Par l'écriture charmer, attiser, secouer !

02 juillet 2009

Soirée dans une autre dimension

Pas sérieux ça glougloute. Pas sérieux et bien plus de 17 ans pourtant. Pas sérieux ça zap et ça devient sérieux quand la bonne combinaison nous saute à la figure. Enfin sérieux façon de parler. Sérieusement délirant oui ! On installe notre distorsion qui influera sensations, temps et espace ! C'est la jouissance de la musique, elle s'accorde avec nos corps en émoi, ils s'accordent avec la chaleur des caresses, la chaleur, la chaleur de l'alcool et la chaleur... la chaleur !

04 juin 2009

Carnet de Concert

Dans la collection des carnet, voici le carnet de concert... enjoy ! <3

Contexte : Lyon's Hall, le soir du 3 juin 2009, pour le concert des Pretty Hate Machines (voir lien)

La basse remue les entrailles... Je vais rendre sur place en continuant à bouger, bouger ! Ce ne sera pas à cause de l'alcool auquel je n'ai pas encore touché tellement la musique peut me griser puissemment !

A tout moment, je m'attends à voir un morceau de la batterie traverser la pièce façon OVNI. Je crois que P.H. Va transpercer la scène à force de la battre : une force de frappe à vous craquer toutes les lattes plus efficacement que le plus torride des calins avec votre fuck friend préféré !

Mais d'un coup je me fige parce que la glace me fixe mais cette glace est brûlante. Ce sont les yeux de Nikita, bleus comme des miroirs, qui s'ouvrent grands pour observer le publique, interrogateur. Il a l'air de se demander ce qu'on fout la à la mater pendant qu'il prend son pied sur scène, à fond dans son délire. Il ne bouge plus et il m'a capturée dans son attitude. Et SSSSCHLACK ! Les cordes de sa basse me tirent sur la scène et manipulent mes bras et mes jambes. Je n'en peux plus après deux nuits blanches et pourtant tous mes muscles s'activent pour me transformer en marionette désarticulée aux gestes frénétiques.

Le courant électrique ne se contente pas de nourrir la guitare  de Raoul, il se fait transformer par son jeu et traverse la salle pour m'électriser délicieusement. Putain mais c'est qu'ils n'ont pas l'intention de me laisser crever/dormir si facilement... Je prends le jus à chaque note et remue tout tendon tendu comme il se doit.



Épilogue : après leur concert, nous sommes sortis sur la cours devant la salle pendant que l'autre groupe se préparait que nous ne sommes finalement pas allé écouter. Vincent, que je rencontrai ce soir là, muni de son appareil photo et attention ! un « réflex » ! nous a fait prendre des poses, et d'autres... Les idées ont fusé et nous avons contribué à son art autant qu'on le pouvait. C'était tellement beau de suivre les conseils d'un artiste doublé d'un passionné triplé d'un généreux. Les photos se sont faites de plus en plus étonnantes, parfois un peu trash, mais en restant dans la suggestion, ce qui est plus beau que tout.


A la croisée des arts, cette soirée était merveilleuse.

17 mai 2009

Lutte intérieur - nouvelle et explicitation à l'occation de la Journée Mondiale contre l'Homophobie

La lumière dessine des lignes sur le mur. Mikael ouvre lentement les yeux sur cette image familière. Il reste étendu un instant, observant les petites taches d'ombre encore ici ou là... Un pied pas convaincu se pose sur la moquette. Un bonhomme assis sur son lit oberve la fenêtre camouflée. Le bonhomme se lève et ouvre le strore vénitien. Le bonhomme fait ce que n'importe quel autre bonhomme fairait. Il est lavé, caféïné et alimenté quand il ouvre la fenêtre du séjour pour dire bonjour à la ville. Il fait bon, l'été approche et remplacera bientôt de printempstant attendu. La fraicheur se répend dans l'appartement, Mikael avec délice se love dans le canapé. Une deuxième tasse de café à portée de main, il allume l'ordinateur. La vient le deuxième réveil : la connexion ! Il navigue sur internet en bon habitué, ne fais plus attention aux pop-up, fais le tour de ses favoris... C'est devenu si aisé de voir ce qu'il se passe dans la toile. Toutes les informations dotn il a besoi n il les trouve, mais parfois s'invitent des informations dont il n'avait pas envie. Il y en a qui ne fotn aps plaisir. Mais ce n'est pas grave, c'est différent du monde extérieur, ici il suffit de fermer la fenêtre. Clic...

Tiens, mais ça devient redondant ? Qu'est-ce que... « Journée mondiale contre l'homophobie »... Contre ? Ah oué ? La il se marre Mikael... Genre... Ouaip...

Ils y croient hein ? Comme si les homophobes allaient disparaitre parce que pendant une journée on va leur dire  “c'est pas bien”. Franchement, cette manie de vouloir éduquer les foules qui n'ont rien demandé...

La matinée est passée, les indésirables ignorés. Il rejoind Lucille à la Tête d'or. Assis sur l'herbe, pic-nic... Image inocente. Idyllique.

Mikael n'y pense plus à ses railleries de la matinée. Il n'y pense plus jusqu'à ce que 2 amis viennent eux aussi profiter de ce dimanche ensoleillé pour pic-niquer. Jusqu'à ce qu'il se rende compte que ces 2 amis ont l'air d'être plus qu'amis. Lucille qui n'a pas fait attention à cela attrape son bras et dirige Mikale vers sa bouche. Baisé. Fraicheur. Passion. Mais Mikael n'a plus la tête à ça. Il sent un mailaise. A côté, le couple, c'est sûr à présent, s'étreint. Leurs deux corps d'hommes sont si proche. La main de l'un tente quelques tendres caresses dans le dos de l'autre qui se cambre légèrement. Mikaeal frissone :  ça l'a toujours mis mal à l'aise.

De la à se dire homophobe... franchement, il ne faut pas exagérer... Je n'ai aps peur je suis juste... Lucille est bien décidée à ne pas se laisser choir. Elle a finalement remarqué le manège des deux autres mais justement, aimerait bien recevoir autant de tendresse elle aussi. Projetté sur le sol, Mikael sourit face au visage angélique de sa douce. Le soleil au dessus d'elle filtre dans ses cheveux et chauffe doucement son visage. Il oublie. Tout n'est plus que douceur dans cette étendue de versure et de soleil. Deux couples à quelques mètres l'un de l'autre échangent des gestes calins, des geste d'affection, des gestes amoreux attentionés et parfois coquins.

La chaleur et la digestion aidant, une sieste s'empare d'elle et de lui. Ils somnoles, lui un bras sur le ventre d'elle, elle une main sur la poitrine de lui.

Bruit, vacarme !

Il ferme les yeux, remue un peu.

Cris !

Que se passe-t-il ? Mikael ouvre un oeil et se redresse. A quelques mètre de lui les deux hommes qu'il dévisagezait quelques seconde plus tôt ont l'air nettement moins détendu. Cinq jeunes hommes encore acnéiques mais déjà carrés poussent des cris désarticulé et braillards. Les aigus et les graves se croisent sans harmonie pour former une série d'insultes. Lucille et Mikael ne font font plus du tout la sieste. Ils observent la scène, inquiet. Les cinq gogos n'ont pas l'air très futés, espérons qu'il passe leur chemin pour préférer emmerder les canards. Les deux hommes, assis, le visage crispé, ne disent rien. Ils se font insulter copieusement, on rit d'eux, mais ils ne disent rien. Les cinq jeunes homme sont restés à distance. Ils pointent le doigt et rient bruyament en formulant tant bien que mal dans un vocabulaire limité des moqueries sottes. Quand ils passent enfin leur chemin, toujours assez distant pour ne pas risquer une confrontation, mais assez près pour que leur diatribe soit entendue, une canette pliée fuse. Elle cogne l'épaule de plus petit des deux hommes.

Mikael n'a pas bougé, n'a pas parlé, n'a été ni choqué ni indifférent. Il ne saurait dire. Quelque chose se remue en lui.

S'il n'avait pas été accompagné de Lucille, s'il avait ne serait-ce qu'un tout petit peu plus d'assurance, s'il avait eu un copain à qui exposer sa pensée, aurait-il ainsi raillé le couple ?

Aurait-il été capable de se moquer et de rire d'un amour ? Aurait-il gaché ce bon moment que partagaient les deux hommes en leur jetant autant de rancoeur, de haine et d'incompréhension que possible.

Non, je ne suis aps homophobe, se dit Mikael. J'étais juste... mal à l'aise... Cela signifie que je ne trouvais pas ce couple “normal” ? Donc que j'aurais été capable de méchanceté à leur égard... Non, je n'aurais pas été méchant... Et d'après quelle norme trouvè-je cela anormal au juste ?

Mikael interroge Lucille du regard. Elle semble atristée. Lucille est différente de lui, plus... impulsive, et moins timide. Il n'est pas surpris de la vori se lever pour aller vers le couple et leur demander si tout va bien. Ils discuttent quelques secondes avec elles. Des sourires s'échangent. Lucille revient vers Mikael :

“Eh bien, plus de peur que de mal. De toute évidence ces garçons chechaient à provoquer la bagarre, ils ont bien fait de ne pas réagir.

-Hum...

-Et bien, tu ne dis plus rien ?

-Je... Tu crois que j'aurais été capable de me conduire de la sorte ?

-... Ecoute Mika... je sais que tu n'est pas spécialement gay-friendly mais... Ca ne fiat pas de toi un homophobe, si ?

-Je pourrais le devenir...

-Non tu es un type bien !

-Je ne vois pas le rapport.”

Oui, mon non plus je ne vois pas le rapport.

Je ne vois pas pourquoi des gens seraient épargnés parce qu'ils ont un bon fond. On nous a éduqué de manière anti-homosexuel. Regardez-y bien, toute votre éducation, celle que vous a donné vos parents, celle de l'école, celle de la société en général... Elle ne vous aide pas.

Lutter contre l'homophobie, ce n'est pas lutter contre “les autres, les vilains méchants intolérants”. C'est lutter contre un passé et un présent de normes obsolètes qui empêchent l'amour, qui empêchent la quiétude dans une relation, qui empêchent la paix avec soit même.

Posté par Biaise à 12:37 - Vif du sujet - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

04 mai 2009

Un destin en Rubicube

Si vous êtes venus suite à ma phrase d'accroche cochonne, allez en bas de l'article pour obtenir satisfaction petits polissons.

Je l'avais écris pour le prochain No Dogs (voir liens "je travaille pour) et il a été refusé par le comité de lecture. Après un débat animé m'assure-t-on... Susciter les débats, c'est déjà bien... Vous ne pensez pas ?



C'était des espaces blancs vides de nous. On y trouvait des objets d'origine mi-suédoise mi-chinoise aussi blancs et vides que ces espaces.

Nous avons emménagé, nous avons remué, maintenant c'est plutôt Rubicube comme ambiance.

Des tas de questions et aucune solution : nos vies ici se sont emmêlées et compliquées. Tu m'as emmenée dans ta case, je t'ai trainé dans la mienne, nous avons gambergé, secoué le fourbi et finalement... on a abandonné.

Les voisins c'est l'hypercube, toute notion du temps et de l'espace s'y perdent tellement on aime être accueilli. Ils échangent leurs problèmes avec les nôtres. Cela créé des mélanges supplémentaires qui débordent et se manifestent. Regarde autour de toi, cette pile de courriers posée sur la cafetière, des vêtements en boules devant une armoire pleine de cartons; nos (pré)-occupations se confondent pour remplir notre case. Elle était pure et vierge, on a préféré la colorier. Bien sûr c'est difficile, bien sûr le confort manque, mais pendant qu'on sue dessus, quelque part on s'amuse. Parce que tu saurais expliquer pourquoi toi ? En tout cas moi je ne vois pas. Cette galère nous distrait, on pense moins à ce qu'on est qu'à ce qu'on doit faire. Quand c'était vide on se sentait oppressé, on a vidé notre sac et maintenant c'est la misère. Y a plus de place pour l'insouciance, chaque mouvement est décisif.

Un peu plus de pression ? Joue les yeux bandés pour voir... Hum... oui... continue comme ça, bienvenue dans ta vie d'adulte obsédé par l'ordre à rétablir. Obsédé par la tranquillité perdue. Enerve toi si ça t'amuse, si tu crois que ça aide. Tu finiras par y prendre goût, chaque avancée sera jouissive, chaque échec te minera, mais tu continueras en te concentrant plus sur le comment que sur le pourquoi.



Donc, comme promis, Gwendoline montre ses seins !
Quoi ? J'ai jamais dis que je parlais de  moi, c'est pas les Gwendoline qui manquent... ;p
gwen11Pour découvrir cette héroïne de bande dessinée très portée sur le bondage, faites une recherche avec "Gwendoline John Willie"  (l'auteur). Il y a aussi une page de fan http://membres.lycos.fr/sirdarcy/accueil.html
Décidément les Gwendoline susitent les passions...

09 avril 2009

Carnet de gare

Pas après pas se transcrit le parcours de tes transitions. Tu prends le départ pour pas après pas transcrire tes hésitations. Tu pars, cours et reviens sur tes pas pour prendre un nouveau départ. Pas si sûre cette fois ci, si sinueuse furent les chemins jusqu'ici. Tu partais en trans, à présent tu pars hésitant : tant de départs, si peu d'arrivées... Retards, accidents, essouflements... Tu pars à nouveau, ni confiant, ni hâtif. Finie l'impatience de tes débuts.

Ne doute pas tant, tu est créatif. C'est ainsi qu'à chaque départ tu avances un peu.

Arriver pour de bon par une unique ligne droite et simple, quelle chute sordide !

Mon train  était en retard et heureusement,  j'ai toujours de quoi écrire sur moi. C'est un réflexe de bon écrivain. Sur une île déserte, j'amènerais un livre vierge et de quoi écrire. L'inspiration est partout ailleurs, pas uniquement dans les écrits des autres. C'était donc extrait de mon carnet de gare, qui d'un point de vue matériel est le même que mon carnet de bar mais l'encre n'a pas le même goût !

Posté par Biaise à 10:50 - Au fil des jours... - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

26 mars 2009

Voyage ! Voyage !

Je voudrais me choper un sac à dos et partir en stop...Arrivée sur la côte j'entendrais une corne de brume qui ne serait pas en fait juste l'intro de « Night Boat To Cairo » des Madness... Alors je vais sauter sur le dos d'un cétacé et doubler le bateau. Arrivée sur une île je la visiterai jusqu'à ce que l'explosion de son volcan me propulse pour que je finisse ma chute dans un arbre de la forêt amazonienne. La je sympathiserai avec le marsupilami et on sautera à pied joinds jusqu'à Brasilia où il me laissera avec quelques piranhas pour le goûter ! Je fais une grande distribution de capotes dans un bidon ville et dans une décharge je trouve les restes de la vieille 4L de mon père. Sa légendaire 4L peinte en motif araignée-géante-dragons qui lui a fait faire le tour de la France en me semant de probables demi-frères et demi-soeurs un peu partout. Ma marraine descend de l'étoile du shopping, me fait changer de chaussures et d'un coup de baguette magique, le moteur tourne à nouveau ! Je ne dirai pas qu'elle ronronne mais ses quintes de toux font sont charmes. Le volant, il est stoqué comme une relique dans un placard chez les vieux de mon vieux alors j'en pique un sur un monster truck qui a connu des jours plus glorieux et je pars avec. Evidemment avec ce volant je ne vois rien alors je me retrouve dans les montagnes du Chili et je n'arrive plus à respirer. Un lama me secours et m'emène plus bas. On boit un coup, on discutte, il a le goût du risque lui aussi. Alors tantôt moi sur son dos, tantôt l'inverse, nous courons jusqu'au Mexique et ensemble nous franchissons la frontière avec Texas sous les coups de fusil des good American citizens. Et là, bon sang de vache espagnole, j'avais pas bien serré le frein à main ! La 4L déboule à toute vitesse après sa descente radicale et fait un strike avec les tireurs. C'est donc une nuée de mexicains, un lama chilien d'origine péruvienne (je vous avait bien dis qu'on avait discutté) et une européenne éméchée (et qu'on avait bu un coup) qui franchissent la frontière de tous les dangers sous les objectifs énervés de CNN. Mon entrée n'a pas plue alors je kidnappe ma correspondante Katy et son père pour qu'ils ns guident, 4L, Lama et moi, jusqu'au Canada. Mais bon le père de Katy est cuistot alors on a passé plus de temps à cueillir des champignons et voler du bétail qu'à se concentrer sur le chemin, du coup nous sommes au Groenland. Ca veut dire « pays vert » mais ce nom lui a été donné y a vachement longtemps on dirait parce que je me gèle les oeufs. Lama il sen fout il a un pelage. En plus on n'a plus rien à bouffer alors on fait rôtir Lama et nous servons de sa peau et de ses poils laineux pour nous faire des vêtements. Le démentellement de la banquise c'est pas qu'à la TV, on se retrouve à voguer en merc arctique, sur un radeau de glace. En passant sur le pôle on plante le drapeau arc-en-ciel de la gay-pride histoire de couper court aux disputtes puériles entre russes et américains. Les russes justement on finit par les rejoindre, l'océan atlantique n'est pas si large quand on passe par les pôles. Nous sommes bien heureux d'avoir sacrifié Lama parce que la Sibérie, c'est dur! Heureusement nous trouvons un village. C'est très isolés mais Katy et son père s'y sentent bien. Je repars direction Sud. En passant dans un ancien goulag j'entends une voix familière. C'est Jean-François ! A force de dire des méchancetés sur les communistes et feu Staline des fanatiques nostalgiques lui ont créé des ennuis. Je brise ses chaines grace à la machoire de Lama que j'avais gardée de côté bien qu'elle ai un peu senti mauvais au début. De toute façon, après 3 semaines passées dans ce goulag, il sait que son année de prépa est irratrapable alors il se joind à moi. L'Asie diu Sud Est c'est pauvre et très joli, ou bien très riche et très laid, ça dépend des régions. Y a un orphelin avec une seule jambe qui nous suit comme un petit chien. On a encore faim mais il est mignon alors on l'épargne. Finalement à Singapour je retrouve mon grand cousin Bertrand qui est en train de signer un contrat. Cette ville semble s'étendre à la verticale, ça me donne la nausée, j'insiste donc pour partir. Il nous emmène avec lui dans l'avion mais comme il n'a pu obtenir qu'un seul billet supplémentaire je me cache dans une valise enregistrée au nom de Jean-François. Le co-pilote est un peu stressé et il a accidentellement ouvert la soute à bagages au décollage. Je flotte donc dans l'océan indien et la valise commence à se remplir d'eau. Heureusement, un requin la prend pour du miam-miam (en même temps ils bouffent n'importe quoi ces requins) et croque ma prison. Ouf ! Je respire! Je fais ma Lara Croft, un coup de pied fouetté sur le pif de Requin et il se barre. Mes jambes sont certes appétissantes mais dans cette histoire c'est moi quii bouffe les autres ! Non mais ! Naviguant, je passe devant l'Inde sans l'atteindre et c'est rageant. J'arrive à Madagascar. Comme mes vêtements en peau de lama sont un peu abîmés par tout ce périple je me retouve un sein à l'air ( le gauche), un bonnet en peau de fesse à poils laineux sur la tête. Les gens sont un peu énervés en ce moment à Madagascar (ne me demandez pas les détails, après tout ce voyage je ne susi pas très au courant de l'actualité), ainsi me retrouvé-je vue comme un message et une émeute commence. Un grand costeau me soulève et me fiat monter sur le toit d'un camion qui mène une manifestation. Sur la photo prise par un type de RSF et qui fera le tour du monde on dirait qu'il fait froid à cause du téton qui pointe mais en fait non, c'est juste que le grand costeau en profite pour me caresser les jambons. La révolution terminée, je signe un contrat avec Holliwood pour le film de ma vie « Moi, la nouvelle Marianne des peuples opprimés ». Mon photographe a gagné beaucoup d'argent sur mon dos alors il me rapatrie, mais en Italie. Il me présente à sa mère, déjà je le sens mal. Je me fais offrir des pâtes à la bolo' et de bonnes glaces et ceci fait, me rend en pélerinage sur touts les endroits de Florence ou Hannibal est passé dans le film éponyme. Ca effraie un peu Monsieur-RSF qui me laisse enfin jouir des plaisirs italiens en toute quiétude. Mais tout cela semble bien me ramener à la case départ donc je fais tourner un globe terrestre dans une boutique, tombe sur Australie. J'ai pas gagné au loto, moi, ma pauvre Lucette, alors tortillant du popotin, je séduis un entrepreneur d'agence de voyage, l'assomme par surprise avec ses mêmes fesses et lui vole des billets d'avion et des réservations d'hotel pas à mon nom. Je lui prend aussi un bout de dos pour mon casse-croute du voyage : c'est la meilleurs viande, le dos, très ferme et tendre à la fois! Dans l'avions je regarde le film sus-cité qui est déjà sorti et un gus me reconnaît dans l'avion. Il veut que je pose à côté de lui, un sein à l'air, pendant que son fils joue du polaroïde. Je dédicace et puis on arrive tranquillement à l'aéroport. Oui, je sais, vous êtes déçus, mais cette fois ci, craignant de déclencher à nouveau une émeute, j'ai sorti le téton droit qui est moins sexy. Par contre, je n'ai aps réussi à gruger les hôtels. Voilà pourquoi, les enfants, je finirai ma vie sur une côte Australienne, vendant des coktails sur la plage parce que les américains m'ont bien escroquée avec les droits pour ce film... N'empêche j'adore le surf... Enfin, jusqu'à ce que je me fasse enlever par un All Black...

Epilogue : l'orphelin unijambiste du d'Asie du Sud Est s'était caché dans l'attaché case de Bertrand (ils sont très maigres ces gens là) et arrivé en France a été adopté par Brigitte Bardot qui n'a pas pu en croire ses oreilles, de cette histoire de tueuse de Lama qui l'avait mené jusqu'ici.

06 février 2009

Gris

-AVIS- Je ne posterai pas avant un petit moment car je prépare un concours de nouvelles en même temps que je prépare un concours pour mes études... Avec en plus un projet avec l'AFEV qui me prend de plus en plus de temps. Alors je réapparaitrai dès que mon ciel sera dégagé ! :) Pour le concours, ma nouvelle s'inspire du texte ci-dessous qui après coup m'a donné envie d'en écrire plus... et le sujet s'y prête... du coup je m'amuse beaucoup. @ plouche !

Il pleut sur le béton. Pas beau à voir çà ma p'tite dame... Alors elle trotte en me croisant ses talons claquent dans mes oreilles. Il protège dans son manteau quoi donc ? Je ne sais pas. Ils ont l'air d'être en sucre sous leurs parapluies, l'air anxieux, le pas rapide. Ce sur quoi je marche devient humide, change de nuance, glisse un peu. Je suis trempée. Je suis tombée. Un coup de main? Non, on passe et on part vite se protéger. Je me relève et m'époussette vainement, mouillant mes doigts. Puis je le voit. Il s'approche de moi. Il est si grand que la pluie ne m'atteind plus. Il est si souriant que je ne vois plus le béton. Un géant me sourit.

Posté par Biaise à 12:43 - Au fil des jours... - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

04 février 2009

Communiqué de l'AFEV

Je fais parti de cette association en tant que bénévole et profite de ce récent communiqué pour inviter à la découvrir. Je l'ajoute en lien, ce que j'avais honteusement oublié de faire plus tôt !

Communiqué Afev avant le 2ème rendez-vous "Espoir Banlieues " à Dreux le 6 février 2009

Une dynamique pour les quartiers,
un espoir pour la France

Pour un plan Marshall en faveur de l'éducation et l’insertion des jeunes des quartiers populaires

Un an après les annonces du plan Espoir banlieues, l'Afev, premier réseau d'accompagnement individualisé de jeunes en difficulté dans les quartiers populaires, renouvelle son appel à un véritable plan Marshall en faveur de l'éducation dans les quartiers.

Le retour d'une politique publique ambitieuse dans les quartiers avait été érigé en priorité lors de la campagne présidentielle de 2007, comme une réponse - nécessaire - aux émeutes de novembre 2005. Récemment encore, Yazid Sabeg, haut commisaire à la Diversité et à l’Egalité, reprenait l'idée que dans les quartiers populaires "les thèmes de l’emploi et de l’éducation sont centraux. L’égalité des chances, la diversité et la banlieue sont des problèmatiques qui demandent des réponses à la hauteur." (1)

Pour nous, acteurs de terrain engagés dans plus de 300 quartiers, l'urgence est effectivement là, dans l'application de mesures concrètes et ambitieuses pour l'éducation dans les quartiers.

A l'échelle européenne, la stratégie de Lisbonne, et au niveau national, tous les rapports prospectifs, ont établi la nécessité que l'éducation soit une priorité des politiques publiques. Au-delà de la simple exigence de cohésion sociale, il apparaît indispensable pour la compétitivité économique d’un pays que sa jeunesse bénéficie d'un niveau élevé de qualification.

Ces conditions ne sont pas remplies en France où 150 000 jeunes, soit 20 % d’une génération, sortent chaque année du système scolaire sans diplôme, dont une large partie est issue des quartiers populaires. Les inégalités se creusent aussi entre les jeunes qui ont acquis d'autres compétences que les compétences strictement scolaires - maîtrise de l'information, mobilité, ouverture culturelle, capacité d'adaptation et de projection dans un parcours - et ceux qui, du fait de leur environnement social, économique et culturel, ne les maîtrisent pas ou peu alors même que ces compétences sont devenues indispensables dans une société dite de la connaissance. Face au creusement de ces inégalités, le secteur associatif a un rôle essentiel à jouer, en complément de l'Education nationale.

Au regard de ce défi, nous ne pouvons que regretter l'absence totale de visibilité à 6 mois de l'ensemble des dispositifs de financements des associations qui dans les quartiers interviennent dans le domaine de l'éducation. La baisse brutale de 25% des subventions décidées par le gouvernement en octobre dernier a ainsi fragilisé de nombreuses actions de terrain, tandis que l'incertitude demeure sur l'avenir des contrats locaux d'accompagnement à la scolarité (CLAS).

Au-delà des propositions et des dispositifs portés par le plan "Espoir banlieues", nous appelons donc:

- à un moratoire sur les baisses de subventions pour les associations qui interviennent dans le champ de l'éducation dans les quartiers

- à une suspension du dégrèvement d’impôts qui bénéficie aux officines de soutien scolaire privées et la réorientation des 240 millions d'euros concernés dans un fond d'urgence pour l'éducation dans les quartiers

- à profiter de la récente nomination des hauts commissaires à la Jeunesse, et à la Diversité et à l'Egalité des chances pour impulser, avec les ministères de l'Education nationale, des Affaires sociales, le secrétariat d'Etat à la Ville et de l’ensemble des acteurs qui font vivre au quotidien ces quartiers, un vrai plan Marshall pour l’éducation et l’insertion des jeunes des quartiers populaires, qui permette à chaque jeune d’acquérir les compétences nécessaires pour maîtriser son parcours éducatif et professionnel.

L'Afev, ses bénévoles étudiants, ses volontaires, ses salariés se tiennent prêts à relever ce défi de la société de la connaissance pour tous. Nous invitons celles et ceux qui le souhaitent à nous rejoindre dans ce mouvement.

(1) Interview au Parisien, 29 janvier 2009.




-----------------------------------

Paul Falzon-Monferran,Chargé de mission national, 06 12 73 91 47 paul.falzon@afev.org

Tanguy Fichou, Relations presse, 06 82 78 97 31, tanguy.fichou@afev.org


L'Association de la Fondation Etudiante pour la Ville (Afev) est le premier réseau de mobilisation d'étudiants bénévoles dans des actions de solidarité en direction des quartiers avec 7500 bénévoles qui accompagnent individuellement 10 000 enfants sur tout le territoire.
Les chiffres : une expérience de 18 années, 280 villes partenaires , 60 universités associées et des partenaires publics et privés très impliqués.
- association loi 1901 agréée Jeunesse et Education Populaire complémentaire de l’école publique -
www.afev.org

Posté par Biaise à 19:56 - Vif du sujet - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

03 janvier 2009

Deumileuneufeu

<Tou-dou-dooooouuuuu>

< Saint-Sylvestre >

<Correspondance «Mois de Janvier» direction «Bonnes-Résolutions» ou «Grosse-Cuite»>

Que l'inspiration est grande au moment de rédiger ses bonnes résolutions... Mais que la motivation faibli quand les degrés descendent et que la rentrée approche... Mais qu'il était bon ce petit blanc avec le fromage !

Je découvre les joies de réviser pour ses partiels pendant les fêtes. Cela revient à refuser une nuit de débauche avec Johnny Depp et Renée Zellweger parce qu'on doit finir ses mots croisés !

Vous qui êtes aussi troublés que moi durant cette période de fêtes et de remise en question pêle-mêle, qui plus est avec les bulles du champagne qui remontent dans le cerveau, empêchant de réfléchir, je vous amène la solution !

Ajouter une pointe de déraison dans vos bonnes résolutions, comme illustré ci-dessous.

Bonnes résolution 2009 de Biaise

1- Ne pas grignoter, même ce qui paraît délicieux.

2- Réussir mes partiels, même si cela amène à rompre la résolution n°1.

3- En cas d'échec à la résolution n°2, se renseigner sérieusement sur les filières de l'artisanat chocolatier et les modalités de fondation d'une boutique.

4- Appliquer la résolution n°3 même si la résolution n°2 est un succès.

5- M'entrainer le plus souvent à la pratique orlae de l'Anglais et du Catalan.

6- Réviser mon espagnol.

7- Passer mon permis.

8- Rester saine et sauve malgré la résolution n°7.

9- Arrêter de sortir avec des mecs douteux.

10- Continuer à accepter les cadeaux de ces mêmes mecs douteux (voir n°9).

11- Trouver un job.

12- Me mettre au mieux avec mon banquier au vue de la résolution n°3.

13- Ne pas trainer outre-mesure sur les blogs-BD et sites stupides.

14- Ne pas sécher les entrainement de savate-boxe-française.

15- Retenir une bonne fois pour toute les règles du rugby mais que cela ne m'empêche pas d'en zapper une de temps en temps afin d'enquiquiner mon frère en plein milieu d'un match pour lui poser une question forcément stupide entre deux bouchées de noix de cajou.

15 décembre 2008

Pas mal...

Je dirais que tout ne va pas si mal sans trop savoir pourquoi.

Surtout pourquoi je me pose la question puisse que je me sens bien. Il paraît que je deviens grande, c'est pour cela que mes rêves ne sont plus pareils. J'ai perdu la clef du mode « happy-end-automatique » ! L'écriture sous contrainte reste une de mes activités favorites depuis que j'ai découvert Georges Perec, mais j'ai pris la mauvaise habitude de vivre sous contrainte... J'ai des gestes et des paroles que je ne me connaissais pas. J'ai écarté pas mal d'obstacles ces dernières années, et je gache tout en me calquant le cerveau d'un de ces stupides adultes responsables. Ca me donne mal au coeur, tout chavire, alors je vire mais finalement dévies... hors de contrôle !

Ah non!

Je me l'étais promis !

Toujours me contrôler... Mais plus le temps passe, plus il me faut être prévoyante afin de ne pas perdre pied.

Glou... Glou.... Glou, donc, disais-je...

Gloups!

Oups !

On dirait qu'une bulle s'est noyée !

A présent elle se confond dans l'ondée...

Voyez comme elle aura tout essayé

Tout tenté, tout perdu pour éviter

De finir à l'air libre d'éclater.

Et oui, une prose et des vers dans le même article, n'est-ce pas que je vous gate ?

Posté par Biaise à 13:46 - Au fil des jours... - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,



Page suivante »