Effeuillage

A la recherche du temps venu !

17 mai 2009

Lutte intérieur - nouvelle et explicitation à l'occation de la Journée Mondiale contre l'Homophobie

La lumière dessine des lignes sur le mur. Mikael ouvre lentement les yeux sur cette image familière. Il reste étendu un instant, observant les petites taches d'ombre encore ici ou là... Un pied pas convaincu se pose sur la moquette. Un bonhomme assis sur son lit oberve la fenêtre camouflée. Le bonhomme se lève et ouvre le strore vénitien. Le bonhomme fait ce que n'importe quel autre bonhomme fairait. Il est lavé, caféïné et alimenté quand il ouvre la fenêtre du séjour pour dire bonjour à la ville. Il fait bon, l'été approche et remplacera bientôt de printempstant attendu. La fraicheur se répend dans l'appartement, Mikael avec délice se love dans le canapé. Une deuxième tasse de café à portée de main, il allume l'ordinateur. La vient le deuxième réveil : la connexion ! Il navigue sur internet en bon habitué, ne fais plus attention aux pop-up, fais le tour de ses favoris... C'est devenu si aisé de voir ce qu'il se passe dans la toile. Toutes les informations dotn il a besoi n il les trouve, mais parfois s'invitent des informations dont il n'avait pas envie. Il y en a qui ne fotn aps plaisir. Mais ce n'est pas grave, c'est différent du monde extérieur, ici il suffit de fermer la fenêtre. Clic...

Tiens, mais ça devient redondant ? Qu'est-ce que... « Journée mondiale contre l'homophobie »... Contre ? Ah oué ? La il se marre Mikael... Genre... Ouaip...

Ils y croient hein ? Comme si les homophobes allaient disparaitre parce que pendant une journée on va leur dire  “c'est pas bien”. Franchement, cette manie de vouloir éduquer les foules qui n'ont rien demandé...

La matinée est passée, les indésirables ignorés. Il rejoind Lucille à la Tête d'or. Assis sur l'herbe, pic-nic... Image inocente. Idyllique.

Mikael n'y pense plus à ses railleries de la matinée. Il n'y pense plus jusqu'à ce que 2 amis viennent eux aussi profiter de ce dimanche ensoleillé pour pic-niquer. Jusqu'à ce qu'il se rende compte que ces 2 amis ont l'air d'être plus qu'amis. Lucille qui n'a pas fait attention à cela attrape son bras et dirige Mikale vers sa bouche. Baisé. Fraicheur. Passion. Mais Mikael n'a plus la tête à ça. Il sent un mailaise. A côté, le couple, c'est sûr à présent, s'étreint. Leurs deux corps d'hommes sont si proche. La main de l'un tente quelques tendres caresses dans le dos de l'autre qui se cambre légèrement. Mikaeal frissone :  ça l'a toujours mis mal à l'aise.

De la à se dire homophobe... franchement, il ne faut pas exagérer... Je n'ai aps peur je suis juste... Lucille est bien décidée à ne pas se laisser choir. Elle a finalement remarqué le manège des deux autres mais justement, aimerait bien recevoir autant de tendresse elle aussi. Projetté sur le sol, Mikael sourit face au visage angélique de sa douce. Le soleil au dessus d'elle filtre dans ses cheveux et chauffe doucement son visage. Il oublie. Tout n'est plus que douceur dans cette étendue de versure et de soleil. Deux couples à quelques mètres l'un de l'autre échangent des gestes calins, des geste d'affection, des gestes amoreux attentionés et parfois coquins.

La chaleur et la digestion aidant, une sieste s'empare d'elle et de lui. Ils somnoles, lui un bras sur le ventre d'elle, elle une main sur la poitrine de lui.

Bruit, vacarme !

Il ferme les yeux, remue un peu.

Cris !

Que se passe-t-il ? Mikael ouvre un oeil et se redresse. A quelques mètre de lui les deux hommes qu'il dévisagezait quelques seconde plus tôt ont l'air nettement moins détendu. Cinq jeunes hommes encore acnéiques mais déjà carrés poussent des cris désarticulé et braillards. Les aigus et les graves se croisent sans harmonie pour former une série d'insultes. Lucille et Mikael ne font font plus du tout la sieste. Ils observent la scène, inquiet. Les cinq gogos n'ont pas l'air très futés, espérons qu'il passe leur chemin pour préférer emmerder les canards. Les deux hommes, assis, le visage crispé, ne disent rien. Ils se font insulter copieusement, on rit d'eux, mais ils ne disent rien. Les cinq jeunes homme sont restés à distance. Ils pointent le doigt et rient bruyament en formulant tant bien que mal dans un vocabulaire limité des moqueries sottes. Quand ils passent enfin leur chemin, toujours assez distant pour ne pas risquer une confrontation, mais assez près pour que leur diatribe soit entendue, une canette pliée fuse. Elle cogne l'épaule de plus petit des deux hommes.

Mikael n'a pas bougé, n'a pas parlé, n'a été ni choqué ni indifférent. Il ne saurait dire. Quelque chose se remue en lui.

S'il n'avait pas été accompagné de Lucille, s'il avait ne serait-ce qu'un tout petit peu plus d'assurance, s'il avait eu un copain à qui exposer sa pensée, aurait-il ainsi raillé le couple ?

Aurait-il été capable de se moquer et de rire d'un amour ? Aurait-il gaché ce bon moment que partagaient les deux hommes en leur jetant autant de rancoeur, de haine et d'incompréhension que possible.

Non, je ne suis aps homophobe, se dit Mikael. J'étais juste... mal à l'aise... Cela signifie que je ne trouvais pas ce couple “normal” ? Donc que j'aurais été capable de méchanceté à leur égard... Non, je n'aurais pas été méchant... Et d'après quelle norme trouvè-je cela anormal au juste ?

Mikael interroge Lucille du regard. Elle semble atristée. Lucille est différente de lui, plus... impulsive, et moins timide. Il n'est pas surpris de la vori se lever pour aller vers le couple et leur demander si tout va bien. Ils discuttent quelques secondes avec elles. Des sourires s'échangent. Lucille revient vers Mikael :

“Eh bien, plus de peur que de mal. De toute évidence ces garçons chechaient à provoquer la bagarre, ils ont bien fait de ne pas réagir.

-Hum...

-Et bien, tu ne dis plus rien ?

-Je... Tu crois que j'aurais été capable de me conduire de la sorte ?

-... Ecoute Mika... je sais que tu n'est pas spécialement gay-friendly mais... Ca ne fiat pas de toi un homophobe, si ?

-Je pourrais le devenir...

-Non tu es un type bien !

-Je ne vois pas le rapport.”

Oui, mon non plus je ne vois pas le rapport.

Je ne vois pas pourquoi des gens seraient épargnés parce qu'ils ont un bon fond. On nous a éduqué de manière anti-homosexuel. Regardez-y bien, toute votre éducation, celle que vous a donné vos parents, celle de l'école, celle de la société en général... Elle ne vous aide pas.

Lutter contre l'homophobie, ce n'est pas lutter contre “les autres, les vilains méchants intolérants”. C'est lutter contre un passé et un présent de normes obsolètes qui empêchent l'amour, qui empêchent la quiétude dans une relation, qui empêchent la paix avec soit même.

Posté par Biaise à 12:37 - Vif du sujet - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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04 mai 2009

Un destin en Rubicube

Si vous êtes venus suite à ma phrase d'accroche cochonne, allez en bas de l'article pour obtenir satisfaction petits polissons.

Je l'avais écris pour le prochain No Dogs (voir liens "je travaille pour) et il a été refusé par le comité de lecture. Après un débat animé m'assure-t-on... Susciter les débats, c'est déjà bien... Vous ne pensez pas ?



C'était des espaces blancs vides de nous. On y trouvait des objets d'origine mi-suédoise mi-chinoise aussi blancs et vides que ces espaces.

Nous avons emménagé, nous avons remué, maintenant c'est plutôt Rubicube comme ambiance.

Des tas de questions et aucune solution : nos vies ici se sont emmêlées et compliquées. Tu m'as emmenée dans ta case, je t'ai trainé dans la mienne, nous avons gambergé, secoué le fourbi et finalement... on a abandonné.

Les voisins c'est l'hypercube, toute notion du temps et de l'espace s'y perdent tellement on aime être accueilli. Ils échangent leurs problèmes avec les nôtres. Cela créé des mélanges supplémentaires qui débordent et se manifestent. Regarde autour de toi, cette pile de courriers posée sur la cafetière, des vêtements en boules devant une armoire pleine de cartons; nos (pré)-occupations se confondent pour remplir notre case. Elle était pure et vierge, on a préféré la colorier. Bien sûr c'est difficile, bien sûr le confort manque, mais pendant qu'on sue dessus, quelque part on s'amuse. Parce que tu saurais expliquer pourquoi toi ? En tout cas moi je ne vois pas. Cette galère nous distrait, on pense moins à ce qu'on est qu'à ce qu'on doit faire. Quand c'était vide on se sentait oppressé, on a vidé notre sac et maintenant c'est la misère. Y a plus de place pour l'insouciance, chaque mouvement est décisif.

Un peu plus de pression ? Joue les yeux bandés pour voir... Hum... oui... continue comme ça, bienvenue dans ta vie d'adulte obsédé par l'ordre à rétablir. Obsédé par la tranquillité perdue. Enerve toi si ça t'amuse, si tu crois que ça aide. Tu finiras par y prendre goût, chaque avancée sera jouissive, chaque échec te minera, mais tu continueras en te concentrant plus sur le comment que sur le pourquoi.



Donc, comme promis, Gwendoline montre ses seins !
Quoi ? J'ai jamais dis que je parlais de  moi, c'est pas les Gwendoline qui manquent... ;p
gwen11Pour découvrir cette héroïne de bande dessinée très portée sur le bondage, faites une recherche avec "Gwendoline John Willie"  (l'auteur). Il y a aussi une page de fan http://membres.lycos.fr/sirdarcy/accueil.html
Décidément les Gwendoline susitent les passions...

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