22 août 2009

Autofiction fantasmagorique trash et cynique (d'après une commande de Margaux Combe, du blog Aphrodisiaquement Votre)

Le mode automatique est enclenché. Six heures que je suis debout devant cette caisse enregistreuse ! Le « MIP » répétitif, je ne l'entends plus; je m'inquiète lorsqu'il est absent. Fonce en rayon, ou vers ma cheftaine, trouve le prix, cherche le code de « famille » de l'article, et l'enregistre. Ce sont des coupures aussi agaçantes pour le client qu'elles sont divertissantes pour moi. C'est vous dire si je m'amuse...

La, ça fait 3 heures que tout se déroule sans accroc et ma personne commence à s'effacer au profit de la caisse. Les clients n'ont pas l'air de se rendre compte de se qui s'est opéré chez moi. Je suis aliénée et ils en sont pleinement satisfaits. Je suis rapide, je connais instinctivement l'emplacement du code barre de chaque produit, j'enregistre les produits sans code dans une série de claquements en rafale qui font un bruit de mitraillette. Oui, je mitraille, je mitraille. De l'autre côté de la caisse les articles s'entassent en montagne de déchéance consommatrice. Je vomis tous ces « gâteaux » au sirop de glucose et à l'E-je-ne-sais-quoi, ces sodas à l'asparthame, dont ils gavent leurs gosses, leur promettant surpoids, diabète et tumeurs. Mon amour de l'être humain fond devant les magasines « people » qui insultent les bombas latinas, les trainant dans la boue peuplée et joyeuse des « boudins », zooment sur les sexes ou seins impudiques et glorifient leurs articles délicieusement nécrophiles sur le roi de la pop. Je désespère en voyant des enfants se régaler de la lecture des romans inspirée d'une comédie musicale de Disney, les mêmes qui vont faire claquer 12 euros à leur parents pour un album à autocollants de chevaux à paillettes ou de footballeurs mal photographiés. Mais qu'importe... Je remplis ma mission, je mitraille ! Les fonctions censées être plus humaines, je les simule, très aisément et inconsciemment, veuillez m'en excuser. Il y a le bonjour, le premier sourire, la demande de la carte fidélité, le sourire à nouveau, le mode de paiement, le sourire, l'au revoir dans le vide car ils sont déjà partis, souvent en jetant leur ticket froissé et souillé au fond de ma caisse de plus en plus sale; puis le sourire et le bonjour suivant que je répéterai faute d'être entendue. La preuve de l'automatisme ? Il m'arrive d'inverser les emplacements de tous ces micro-rituels. Je dis « avez-vous votre carte de fidélité » au lieu « bonjour » et « voici votre ticket » quand ma main est vide. Le client concerné me regarde d'abord perplexe, puis je ris en tortillant une de mes mèches blondes et il n'insiste pas. Je mitraille vos articles, je mitraille vos comportements, je mitraille cette politesse de façade face à des gens que je méconnais au mieux ou méprise au pire.

Autour de moi, les gens s'entassent les uns contre les autres, se bousculent, et pourtant s'ignorent royalement comme ils m'ignorent mais sans oublier de me réclamer sacs, renseignements et remboursement. J'ai au moins cet honneur la de lui être utile, à cette bête qu'est la masse ! C'est la seule fierté que j'ai, qui me supériorise. Au fond, ce sont plus mes esclaves que mes clients. Ce sont les clients du PDG pour qui les bénéfices réalisés se traduisent en des choses concrètes; pour moi, des esclaves. Je suis payée pour encaisser les articles qu'ils doivent s'empresser d'entasser sur mon autel : ils le font avec empressement et ferveur ! Je suis en droit de les dépouiller de leurs dernières pièces de monnaie, d'agrandir leur découvert, de leur réclamer une pièce d'identité ! Ils sont miens vous dis-je ! Et je me régale de ma supériorité; je l'ai assimilée et ainsi j'accomplis ma tâche en pensant à mon chèque de fin du mois. Ah oui, je n'ai jamais prétendu n'être l'esclave de personne... Mais toute cette situation acrobatique reste pour moi routine et j'ai encore deux heures à tirer et je m'y engouffre insouciante.

Les bruits parasites auxquels je suis habituée changent de ton soudain. Ils s'effacent, se dissipent. Un seul parvient à mes oreilles. La gauche particulièrement...

Aigüe. Ma cigüe est aigüe et je la boirai jusqu'à la faim ! J'ai faim ! Je vais le bouffer!  Ce gosse ! C'est un enfant blond et joufflu jusqu'à l'écœurement qui crie à plein poumons de la voie la plus aigüe que j'ai jamais entendue. Le pointu et l'ultra sonorité de son cri irréfléchis a défoncé les barrière et explosé les verrous que mon cerveau s'était installé pour supporter mon activité. Il a tout fait sauter ! Je vais le dévorer !

Face à moi des yeux écarquillés m'observent, je ne contrôle plus les expressions de mon visage, ou plutôt, Moi a repris le contrôle de mon Corps. Un rictus tente, dans les limites de l'élasticité de mon visage, d'exprimer les kilo-tonnes de haine et de frustration qui envahirent ma journée jusqu'ici. J'ai reçu tant de négativité en devant exprimer tant de positivité et de patience que l'équilibre a fini par se délabrer complètement ! En s'écroulant il renverse tout ce qui a été patiemment construit; l'objectif était de contenir mon esprit pour satisfaire le besoin terre à terre de gagner un salaire. Il a été atteint, mais peut-être le travail a-t-il été bâclé, car une secousse vient de tout ébranler !

 

Dressée, une escalade m'ayant offert ma caisse comme podium, je regarde autour de moi. Face à un tel spectacle j'attends les chevaux de l'apocalypse mais ils ne viennent pas. Je vais leur mâcher le travail à ces retardataires ! Des estivants débarquent dans le magasin, revenant de la plage, en maillot de bain, le porte-flouze dans le slip, à torse-poil. Une employée leur crie « Messieurs ! Un T-shirt s'il-vous-plait ! » et je réalise alors qu'ils m'indiquent la Voix ! Il y a sur ma poitrine un logo qui me souille. Je retire brutalement le T-shirt siglé qui me vêtit, il me décoiffe au passage. Rageuse, je bondit de la caisse directement sur les épaules d'un gros lard qui venait de poser son pack de Kronembourg sur le tapis. A se nourrir des calories vides de la bière et de sauciflard, cet abject bonhomme s'il a l'apparence massive, n'a pas la musculature nécessaire à me porter. Il souffle et halète. Je resserre mes cuisses puissantes autour de son cou et lui ordonne d'avancer. Autour, des bonnes femmes hurlent, des enfants sont consternés, d'autres me regardent amusés ou pétrifiés. Ma cheftaine me regarde, incrédule, yeux et bouche béants. Je lui souris et l'invite à me rejoindre. Elle me conjure de laisser le pauvre monsieur tranquille et de ma rhabiller. Quoi ? Je ne suis pas assez bonne pour elle ? C'est quoi ce bordel ? « Clac » C'est l'agrafe de mon soutien-gorge que je fais sauter. Mes seins rebondissent deux ou trois fois, joyeux de cette liberté retrouvée, puis pointent chacun d'un côté pour mieux embrasser la salle de leur regard. Je fais sauter mes chaussures hors de mes pieds et les poignées d'amour de ma victime servent d'étriers. « Huuue ! Avance pauvre larve ! », que je crie ! Il me débecte au fur et à mesure qu'il s'essouffle. Autour des clients en interpellent d'autres, les invitant à admirer le spectacle. Une caissière a pété les plombs ! Venez tous !

J'ai toujours faim, l'action et la réflexion m'affament ! Je croque. J'entends un hurlement mais il est étranger. Je me régale de la chair qui se détend sous mes dents en fermant les yeux. Je dévore ma monture. Peut-être mon goût pour la boucherie chevaline qui s'affirme ? Pas de chevaux à proximité, je choisis l'anthropophagie. C'est délicieux... Cru et tendre... Les cris se multiplient pour alimenter ma joie et décupler ma faim ! Quelques coups de mâchoire plus tard, ma misérable monture s'affale. Je cours vers l'enfant qui cria et le porte à mon visage. Ses larmes viennent juste de sécher. Il me dévisage, perplexe. Il m'a réveillée, je l'épargnerai... mais je le garde sous mon bras pour qu'il assiste à tout. Il doit connaître les conséquences de ses actes. Je cours droit devant moi et sens les pans de mon jean me gêner. Arrivé dans un rayon garni de nourriture et de ménagères concentrées, je l'ôte et ma culotte descend avec. Les ménagères se déconcentrent mentalement comme physiquement. Un halo d'espace vital se créé autour de moi. J'essuie du poignet le sang aux commissures de mes lèvres. Il est salé et a un léger goût métallique. Je suis plutôt adepte du sucré... Ces porcs aiment les produits du super-marché ? Ils vont fusionner avec ! Les confitures me tendent les bras. Je saisis des pots, laissant tomber l'enfant qui ne demande plus qu'à me suivre tant il est fasciné. J'en ouvre un et le goûte sur ma propre peau.

 

Une jeune femme d'une vingtaine d'année est figée face à moi. Ses courbes dessinent l'amour. Elles m'appellent et me domptent. Je fixe son regard effrayé et en quelques mots lui signifie qu'elle me plait. Je veux tout d'elle. Je veux sa peau, sa chair et ses muqueuses ! Sentir ses muscles et ses nerfs s'exciter, son squelette la cambrer ! Je l'ai approchée et la confiture coule désormais le long de sa colonne vertébrale. Doucement, je glisse mes doigts sous son débardeur et le soulève lentement; sa tête passe, ses bras résistent. Je lui susurre de douces promesse à l'oreille afin de vaincre cette raideur. Elle n'a pas l'air de saisir ce qui lui arrive, partagée entre la surprise et l'excitation. Mission accomplie, je fait claquer sa propre agrafe et ferme les yeux pour me diriger directement vers on dos. Une courbe parfaite dégoulinant de fruits saturés de sucre ! Le pointe de ma langue touche le haut de ses fesses, juste au dessus de la raie tentante. Je remonte, la nettoie de la nourriture qui l'agrémente. Mes mains sur sa taille, puis ses hanches, accompagnent mon ample geste pour lécher de haut en bas ce dos délicieux . Arrivée à la nuque, je remarque une petit cicatrice au niveau de l'omoplate gauche. Je croque la peau à cet endroit et sens la femme devenue fébrile frémir dans mes bras. C'est à ce moment là qu'elle s'évanouit. Non ! Pas maintenant ! Je te promets de ne pas te dévorer, je me conterai de goûter ta peau qui suintante de rosée étonnamment odorante et délicieuse. C'est dans cette position de désespoir qu'on me ceintura. Deux bras puissants me serraient en bloquant les miens. Quel dominateur acharné pouvait ainsi s'en prendre à moi alors je savourais tant de corps ? Un éclair blond dans le coin de mon regard : l'enfant a couru se blottir dans les jambes d'un des pompiers présents. Un sourire en coin, j'explique à ces beaux gosses qu'il faudra quelque chose de plus consistant que leur jet d'eau froide pour me calmer ! Ils n'ont pas eu l'air d'apprécier la blague sur le coup car je vois s'en pouvoir me défaire de ce mouvement solidaire le magasin défiler sous mes yeux. Je suis joyeuse, et entourée d'employés et de client effrayés. Près de la sortie, un corps lourd et ensanglanté traine au sol. Des parents en pleures tendant les bras à leur petit porcelet blond. Moi je me régale. Je suis encore excitée la jeune fille que je sais évanouie tout près de moi, emmenée par les collègues de mon bourreau. Je renifle l'odeur du sang et aimerait bien un nouveau coup de dent punitif sur mon tas de viande chéri qui gémit dans sa flaque.

 

Je serai emmenée, attachée, abrutie. J'ai bien essayé de leur cracher leurs médicaments à la figure mais ils sont alors passé aux injections. Le médecin à bord n'a pas l'air très content... C'est qu'il y a en a eu du beau monde pour me recevoir ! Un camion des pompiers, deux du SAMU, une voiture ainsi qu'un fourgon de police. Il paraît que les journaux locaux se sont bien amusés. Il parait qu'un ou deux intellectuels juifs qui s'ennuyaient on cagué un papier indigeste faisant référence à mai 68 et son festival de soutif' brûlés ainsi qu'à Hannibal Lecter. Tout ça pour moi ! Il n'y a vraiment que ces types là pour chercher des repères partout. Toujours besoin de se rassurer et de voir du beau dans le dégueulasse et du dégueulasse dans le beau. C'est comme ça qu'ils gagnent leur vie les intellos. Ils n'ont rien d 'autre à faire que de parler beaucoup pour dire ce que personne n'a envie d'entendre, mais sans oser faire ce qui devrait être fait pour que leur auditoire ne soit plus choqué par le moindre changement ou phénomène inhabituel. La masse aime la continuité, pas l'évolution et encore moins la révolution. Il faut la lui pré-mâcher et la lui faire intégrer lentement par petites doses. Le résultat, on s'en doute, c'est ce que nous obtenons depuis toujours : des excréments. J'ai voulu bouffer et faire déguster une masse de citoyens lambdas, et ils n'ont pas aimé ça. Je ne suis pas surprise. Cependant, en repensant à toute la joie ressentie, à ces émotions à fleur de peau au troisième degré... je me sens bien.

(c) copyright Gwendoline Desliens Tous droits réservés

Posté par Biaise à 22:47 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
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Commentaires sur Autofiction fantasmagorique trash et cynique (d'après une commande de Margaux Combe, du blog Aphrodisiaquement Votre)

    du lourd !

    Eh bien ! On se croirait dans la version française de "chute libre", un film de 1992 avec Michael Douglas, qui raconte le pétage de plombs d'un citoyen lambda. Ah, la scène du fast-food, ma préférée...

    Chapeau bas à Gwendoline, qui n'a pas peur de mettre ses tripes sur la table, plus notre plus grande joie...

    Posté par Volia, 22 août 2009 à 23:10 | | Répondre
  • Pedobear ax for raep tiem.

    Posté par Maxence, 22 août 2009 à 23:13 | | Répondre
  • du lourd ! ... suite et fin

    Edit du post précédent :

    "...voir du beau dans le dégueulasse et du dégueulasse dans le beau..."

    C'est célinien à souhait de voir les choses de cette manière...si tu t'inspires de ses écrits, ça peut aller très loin...

    Posté par Volia, 22 août 2009 à 23:18 | | Répondre
  • justement je comptais lire "voyage au bout de la nuit" pour les vacances mais n'ai pas su m'en procurer un exemplaire avant de partir dans la précipitation. J'anticipe souvent mes inspirateurs...
    Je veux dire que j'écris ou réfléchis à un truc, et 1 jour à 1 mois après, je lis quelque chose de similaire réalisé par un tiers.

    Posté par Biaise, 22 août 2009 à 23:24 | | Répondre
  • Super ce texte, malgré quelques passage au style un peu lourd, l'idée est excellente et les rebondissements assez inattendus. C'est marrant, je me suis toujours dit que les caissières devaient trop nous juger sur le contenu de nos courses!

    Posté par Kuhn, 23 août 2009 à 12:57 | | Répondre
  • Itinéraire d'une enfant dérangée

    Je le goûte, le savoure, le délecte. Je ne peut évidemment pas être déçue de ma commande.

    Biaise viole la morale, mais les enfants qu'elle lui fait seront sempiternels.

    Posté par GOMARGAUX, 23 août 2009 à 19:07 | | Répondre
  • ---> @ Khun

    ---> @ Khun

    Merci pour ton passage. Si tu veux bien en prendre la peine, j'aimerais que tu précises sur quels passages tu as trouvé le style lourd. Juste pour me faire une idée, me rendre compte. Mais ne te sens pas obligé.

    En effet, si tu travaillais comme caissier, tu écrirais 2 à 3 articles par jour sur "Mort aux cons"!
    Etant sociologue dans l'âme (bac ES, en pleine licence de Science politique), j'aime faire de l'analyse comportementale ainsi que décortiquer la manière de consommer des gens. Je ne juge pas mes clients pour autant mais je m'amuse à formuler des hypothèses. C'est ma véritable distraction à mon poste, celle qui m'empêche de rendre réel le personnage de la nouvelle.

    Posté par Biaise, 23 août 2009 à 21:53 | | Répondre
  • Haha, je n'aurais jamais dû dire ça, maintenant je suis obligé de tout relire avec attention et de relever les passages concernés!

    "Oui, je mitraille, je mitraille."
    [J'aime pas trop trop les répétitions, quand elles ne sont pas indispensables]

    "La preuve de l'automatisme ?"
    [Je trouve l'aparté inutile]

    "J'ai au moins cet honneur la de lui être utile, à cette bête qu'est la masse !"
    [un peu bizarre...]

    "Ils sont miens vous dis-je !"
    [la description suffisait]

    "Aigüe. Ma cigüe est aigüe et je la boirai jusqu'à la faim ! J'ai faim ! Je vais le bouffer! Ce gosse ! C'est un enfant blond et joufflu jusqu'à l'écœurement qui crie à plein poumons de la voie la plus aigüe que j'ai jamais entendue. Le pointu et l'ultra sonorité de son cri irréfléchis a défoncé les barrière et explosé les verrous que mon cerveau s'était installé pour supporter mon activité. Il a tout fait sauter ! Je vais le dévorer !"
    [C'est un peu l'élément perturbateur, le moment où ça bascule. J'aurais fais des phrases plus courtes, pour accélérer le rythme et faire monter la tension]

    "les kilo-tonnes de haine et de frustration qui envahirent ma journée jusqu'ici."
    [le passé simple, à moins de tout écrire à ce temps, faut pas!!!]

    "Je retire brutalement le T-shirt siglé qui me vêtit, il me décoiffe au passage."
    [ -qui me vêtit- est inutile]

    "Ces porcs aiment les produits du super-marché ? Ils vont fusionner avec !"
    [ euh... je ne sais pas trop...]

    "Je remonte, la nettoie de la nourriture qui l'agrémente."
    [ -de la nourriture qui l'agrémente- n'est pas utile, ça affaiblit la phrase je trouve]

    "je me conterai de goûter ta peau qui suintante de rosée étonnamment odorante et délicieuse."
    [y a un problème là, je ne sais pas lequel...]

    "qu'on me ceintura."
    [hannn, passé simple...]

    Voilà, ce n'est vraiment que mon opinion et elle n'a qu'une valeur subjective. Je suis très loin d'être un expert, je te dis juste ce que j'aurais idéalement aimé lire.

    Pour finir sur une note positive, les deux derniers paragraphes sont excellents, bien rythmés et les images sont fortes.

    Posté par Kuhn, 24 août 2009 à 16:23 | | Répondre
  • ultime réponse à Khun

    -> La répétition illustre le verbe mitrailler

    ->"la nourriture qui l'agrémente" : c'est pour renforcer l'aspect cannibalisme, car même dans son délire sexuel elle pense anthropophagie

    Sinon tes remarques sont pertinentes, merci d'avoir fait l'effort d'expliquer ce qui t'as déranger dans le texte.
    C'est bel et bien dans le but de progresser que j'ai entamer ce blog et tu y contribues !
    Merci

    @+

    Posté par Biaise, 25 août 2009 à 23:25 | | Répondre
  • Du sexe et du sang, quel pied !

    J'ai beaucoup aimé. Tu t'es lâché là, du gore, du sexe, de la démence. Que demander de mieux.

    Par contre, si tu vis la même chose que la caissière de la nouvelle, c'est que ta pas de bol. Pour ma part, le bonjour et le au revoir au caissière son automatique et le sourire va avec (je devrais faire caissier peut-être :p) et parfois même, y a la causette qui va avec ^^

    Enfin bref, excellent texte. Merci.

    Posté par Cedric, 29 août 2009 à 10:56 | | Répondre
  • Bescherelle

    Que de lyrisme! Saint John Perse n'a qu'à se rhabiller! pourrait-on dire de prime abord, mais en y repensant peut-être aurait-il fallu que vous eussiez, au préalable, acquis un quelconque semblant de technique et de savoir-faire syntaxique(le vocabulaire, aussi, est exceptionnellement creux). Malgré tout je loue votre dévouement et votre assiduité perverse à nous compter un récit dénué de finesse. Je vous reconnais un style tout à fait contemporain de mauvaise trame, de vocabulaire préscolaire, de répétitions et de maladresses en tout genre. Bien content de voir que l'esprit "Marc Lévy ©" vit par delà son auguste personne dans les coeurs enfantins de ses disciples philistins.
    PS: C'est à cause de mediums comme Agoravox que l'information française n'est plus qu'un simulacre boboisant vendu à la société spectacle. Merci de contribuer à la lobotomisation sociale dont tu semble représenter un specimen de choix.

    Posté par Bolkestein, 15 juin 2010 à 00:55 | | Répondre
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