Effeuillage

A la recherche du temps venu !

30 septembre 2009

Grande vitesse

Dans ce TGV. Je ne suis nullement impressionée par la vitesse. Toute ma sensibilité s'exarcerbe en la contemplation de la calme et solide présence stoïque des éléments du payage. Ceux de la nature semblent défier ceux des hommes : "Combien de temps tiendras-tu ? ". Qui résistera le mieux aux vents ? Ils sont là parce que Gaïa les a voulus, les autres parce qu'elle les a tolérés.

 

En arrivant à Paris mon coeur se crispe et mes poumons cessent.  Le naturel s'est inversé. La nature est soumise. C'est probablement une vengeance... Cruauté ! Je veux partir d'ici et retrouver l'Homme aussi éphémère qu'il doit être et la Terre autonome et contemplative.

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17 septembre 2009

Procrastination

Procrastination est beaucoup pour ne rien dire, tu le formules et ça prend du temps; il sera bientôt l'heure de dormir et tu l'auras seulement fait résonner dans ton crâne : "procrastination c'est ma manie, pourquoi cela, je m'en fiche, j'attends, je crois le pouvoir et..."Et tu t'es endormis après avoir tant raisonné pour en revenir finalement à ton point de départ : procrastination.


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09 septembre 2009

Darwinesque culpabilisation

Le texte suivant vient d'un carnet ou j'ai arrêté d'écrire en avril 2009. Donc le ressentis date un peu, j'ai l'impression d'avancer à nouveau aujourd'hui. mais je vous le livre quand même, pour votre plaisir j'espère.

Bises affectueuses...



On sait depuis Darwin que l'homme n'est pas le centre du monde... aujourd'hui il en est à se demander s'il est seulement le centre de lui-même. Cela l'obsède. Il en devient générations après générations toujours plus égocentrique.

 

Suis-je libre ?

 

Suis-je un homme libre ?

 

Chaque homme peut-il être libre ?

 

Que vous manque-t-il ?

 

Mais qu'est-ce que j'attends au juste ? !

 


 

Je me mire, je me compare. Chaque jour est découverte et me fascine. Alors on m'humilie et me blâme. Orgueil disent-ils... Vanité; je me gonflerais d'importance. C'est à se demander si nous vivons bien sur le même planète, voir même... sommes-nous de la même espèce … Les dogmes d'un côté, la réflexion de l'autre.

 


 

Mais n'ai-je pas une faute ? Peut-être ai-je abusé de l'égocentrisme... c'est peut-être cette erreur qui me fait patiner depuis quelques temps.

 

Je n'avance plus. Ma quête devient une farce et on s'amuse de mes élucubrations. C'est le jour en se levant qui m'a surpris. Il m'invite. J'ai souvent décliné et à présent je me demande si je n'ai pas des chances. Forcément je m'y prend mal.

 

J'ai commis la même erreur que les héliocentristes. Il serait temps de changer mon point de vue : adapter le cadre et la lumière.

05 septembre 2009

Connectée

Connectée. Tu, eux et je ensemble pour le forum et pour le wizz. Sur le chat aux règles ésotériques chacun fuse de « bip » de « tut » de « pouet » de clins d'oeil et d'émoticones; les propos ironiques ou joyeux se chevauchent plus vite qu'on ne les saisit. D'une main mes parents apprennent à quelle heure je les rejoins pour la fête d'anniversaire et de l'autre je me moque d'eux face à des cyber-potes hilares. C'est du bout des doigts que je tisse mon destin par les rencontres et les rapprochements. Quand seront nous connectés IRL ? Nous l'attendons et le craignons, car « dans la vraie vie » les choses se compliquent et nos alliés Ctrl et Z nous lachent sur la piste sans leur filet. Faire semblant demande du talent IRL, les visages se dévoilent IRL, le contact n'a rien de distant IRL. Le veux-je réellement ou suis-je heureuse ainsi, tête dans une bulle et mains sous tension ?

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25 août 2009

Elles brûlent !

C'est pourtant joli. Il faudrait s'en effrayer mais j'admire. Elles montent si haut ! Juste des couleurs chaudes, elles dansent sur l'étendue boisée. Je les aime, elles semblent voler mais pourtant restent à terre et grandissent; gagnent ampleur et envergure, se nourrissent et s'embellissent, toutes d'une seule voie ! Je les aime mais elles me méprisent. Elles détruisent tout dans leur splendeur. Je me sens narguée tout au long de leur avancée. Je recule hésitante, elles galopent orgueilleuses. Je ne sais plus où aller mais, elles, continuent leur parcours. Je voudrait être aimée en retour, mais elles ne veulent qu'une seule chose : dominer ou être dominées. Je m'en persuade devant un tel spectacle : un incendie, c'est comme aimer une femme : terrible ! dans tous les sens du terme...

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10 août 2009

Eaux

Je ne vois plus l'horizon; une étendue de bleus qui se partagent le tableau me fait douter. Se disputent-ils l'espace ou connaissent-ils chacun leur place ? Plus je ressens ce paysage, plus il me paraît irréel. Est-ce possible tant de sensations ? Mon corps en partie immergée dans l'eau salée, une légère houle me chatouille du ventre à la poitrine. Sur mes cheveux puis mon nez un goutte à goutte m'intrigue. Il s'agit de la pluie douce et chaude après cette journée d'été si longue, comment résister ? Je renverse ma tête en arrière, mes cheveux descendent en cascade le long de mon dos puis leurs pointes se mettent à danser à la surface de l'eau. Bouche ouverte, yeux fermés, mes papilles m'informent de chaque goutte taquinant ma langue. Intéressant  : j'ouvre les yeux ! Ça pique, je m'en délecte. Fraîcheur et pureté, meilleur que mes propres larmes. J'observe à nouveau le ciel et la mer en communion face à moi, comme s'ils s'enlaçaient l'un et l'autre. Mes larmes tentent alors de concourir, aussitôt rejointe par une lancée de sueur dans mon dos et mon visage. C'est le bien-être qui essaie de s'exprimer le plus possible. Ô plaisir ! Une sueur tiède et propre qui lave ma peau des poussières apportées par le vent. Elle se mêle à la mer porteuse de mon poids qui fond alors; je lévite dans l'eau, mes pieds ne touchent plus le sol. Les eaux en moi, les eaux de l'univers que j'habite, toutes, sortant, rentrant, glissant, pénétrant... me nourrissent, me lavent et me portent.

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02 juillet 2009

Soirée dans une autre dimension

Pas sérieux ça glougloute. Pas sérieux et bien plus de 17 ans pourtant. Pas sérieux ça zap et ça devient sérieux quand la bonne combinaison nous saute à la figure. Enfin sérieux façon de parler. Sérieusement délirant oui ! On installe notre distorsion qui influera sensations, temps et espace ! C'est la jouissance de la musique, elle s'accorde avec nos corps en émoi, ils s'accordent avec la chaleur des caresses, la chaleur, la chaleur de l'alcool et la chaleur... la chaleur !

04 juin 2009

Carnet de Concert

Dans la collection des carnet, voici le carnet de concert... enjoy ! <3

Contexte : Lyon's Hall, le soir du 3 juin 2009, pour le concert des Pretty Hate Machines (voir lien)

La basse remue les entrailles... Je vais rendre sur place en continuant à bouger, bouger ! Ce ne sera pas à cause de l'alcool auquel je n'ai pas encore touché tellement la musique peut me griser puissemment !

A tout moment, je m'attends à voir un morceau de la batterie traverser la pièce façon OVNI. Je crois que P.H. Va transpercer la scène à force de la battre : une force de frappe à vous craquer toutes les lattes plus efficacement que le plus torride des calins avec votre fuck friend préféré !

Mais d'un coup je me fige parce que la glace me fixe mais cette glace est brûlante. Ce sont les yeux de Nikita, bleus comme des miroirs, qui s'ouvrent grands pour observer le publique, interrogateur. Il a l'air de se demander ce qu'on fout la à la mater pendant qu'il prend son pied sur scène, à fond dans son délire. Il ne bouge plus et il m'a capturée dans son attitude. Et SSSSCHLACK ! Les cordes de sa basse me tirent sur la scène et manipulent mes bras et mes jambes. Je n'en peux plus après deux nuits blanches et pourtant tous mes muscles s'activent pour me transformer en marionette désarticulée aux gestes frénétiques.

Le courant électrique ne se contente pas de nourrir la guitare  de Raoul, il se fait transformer par son jeu et traverse la salle pour m'électriser délicieusement. Putain mais c'est qu'ils n'ont pas l'intention de me laisser crever/dormir si facilement... Je prends le jus à chaque note et remue tout tendon tendu comme il se doit.



Épilogue : après leur concert, nous sommes sortis sur la cours devant la salle pendant que l'autre groupe se préparait que nous ne sommes finalement pas allé écouter. Vincent, que je rencontrai ce soir là, muni de son appareil photo et attention ! un « réflex » ! nous a fait prendre des poses, et d'autres... Les idées ont fusé et nous avons contribué à son art autant qu'on le pouvait. C'était tellement beau de suivre les conseils d'un artiste doublé d'un passionné triplé d'un généreux. Les photos se sont faites de plus en plus étonnantes, parfois un peu trash, mais en restant dans la suggestion, ce qui est plus beau que tout.


A la croisée des arts, cette soirée était merveilleuse.

04 mai 2009

Un destin en Rubicube

Si vous êtes venus suite à ma phrase d'accroche cochonne, allez en bas de l'article pour obtenir satisfaction petits polissons.

Je l'avais écris pour le prochain No Dogs (voir liens "je travaille pour) et il a été refusé par le comité de lecture. Après un débat animé m'assure-t-on... Susciter les débats, c'est déjà bien... Vous ne pensez pas ?



C'était des espaces blancs vides de nous. On y trouvait des objets d'origine mi-suédoise mi-chinoise aussi blancs et vides que ces espaces.

Nous avons emménagé, nous avons remué, maintenant c'est plutôt Rubicube comme ambiance.

Des tas de questions et aucune solution : nos vies ici se sont emmêlées et compliquées. Tu m'as emmenée dans ta case, je t'ai trainé dans la mienne, nous avons gambergé, secoué le fourbi et finalement... on a abandonné.

Les voisins c'est l'hypercube, toute notion du temps et de l'espace s'y perdent tellement on aime être accueilli. Ils échangent leurs problèmes avec les nôtres. Cela créé des mélanges supplémentaires qui débordent et se manifestent. Regarde autour de toi, cette pile de courriers posée sur la cafetière, des vêtements en boules devant une armoire pleine de cartons; nos (pré)-occupations se confondent pour remplir notre case. Elle était pure et vierge, on a préféré la colorier. Bien sûr c'est difficile, bien sûr le confort manque, mais pendant qu'on sue dessus, quelque part on s'amuse. Parce que tu saurais expliquer pourquoi toi ? En tout cas moi je ne vois pas. Cette galère nous distrait, on pense moins à ce qu'on est qu'à ce qu'on doit faire. Quand c'était vide on se sentait oppressé, on a vidé notre sac et maintenant c'est la misère. Y a plus de place pour l'insouciance, chaque mouvement est décisif.

Un peu plus de pression ? Joue les yeux bandés pour voir... Hum... oui... continue comme ça, bienvenue dans ta vie d'adulte obsédé par l'ordre à rétablir. Obsédé par la tranquillité perdue. Enerve toi si ça t'amuse, si tu crois que ça aide. Tu finiras par y prendre goût, chaque avancée sera jouissive, chaque échec te minera, mais tu continueras en te concentrant plus sur le comment que sur le pourquoi.



Donc, comme promis, Gwendoline montre ses seins !
Quoi ? J'ai jamais dis que je parlais de  moi, c'est pas les Gwendoline qui manquent... ;p
gwen11Pour découvrir cette héroïne de bande dessinée très portée sur le bondage, faites une recherche avec "Gwendoline John Willie"  (l'auteur). Il y a aussi une page de fan http://membres.lycos.fr/sirdarcy/accueil.html
Décidément les Gwendoline susitent les passions...

09 avril 2009

Carnet de gare

Pas après pas se transcrit le parcours de tes transitions. Tu prends le départ pour pas après pas transcrire tes hésitations. Tu pars, cours et reviens sur tes pas pour prendre un nouveau départ. Pas si sûre cette fois ci, si sinueuse furent les chemins jusqu'ici. Tu partais en trans, à présent tu pars hésitant : tant de départs, si peu d'arrivées... Retards, accidents, essouflements... Tu pars à nouveau, ni confiant, ni hâtif. Finie l'impatience de tes débuts.

Ne doute pas tant, tu est créatif. C'est ainsi qu'à chaque départ tu avances un peu.

Arriver pour de bon par une unique ligne droite et simple, quelle chute sordide !

Mon train  était en retard et heureusement,  j'ai toujours de quoi écrire sur moi. C'est un réflexe de bon écrivain. Sur une île déserte, j'amènerais un livre vierge et de quoi écrire. L'inspiration est partout ailleurs, pas uniquement dans les écrits des autres. C'était donc extrait de mon carnet de gare, qui d'un point de vue matériel est le même que mon carnet de bar mais l'encre n'a pas le même goût !

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